Analyses iconographiques

« Les Femmes et la guerre » de George Barbier : le 𝑐𝑎𝑟𝑒 féminin au service de l’homme
Alors que la scène des Amazones guide l’œil vers le bas, c’est-à-dire vers le bouclier du soldat agenouillé, la scène de droite dirige notre attention vers le haut, où l’œil rencontre d’abord les deux visages, puis deux chérubins dans le pommier. L’usage des symboles judéo-chrétiens que sont le serpent et le chérubin n’est évidemment pas neutre, indiquant rapidement quelle relation entre « femme » et « guerre » serait bonne et laquelle serait mauvaise.

𝑈𝑛 𝑏𝑎𝑟 𝑎𝑢𝑥 𝐹𝑜𝑙𝑖𝑒𝑠-𝐵𝑒𝑟𝑔𝑒̀𝑟𝑒 : la figure intermédiaire de la serveuse
Manet peint Un bar aux Folies-Bergère (1882), huile sur toile conservée à l’Institut Courtauld à Londres, alors qu’il se sait malade. Il s’agit de la dernière grande œuvre qu’il présente au Salon avant de mourir l’année suivante.

Caricature du corps-𝑐𝑎𝑟𝑒 d’une nourrice à lait dans « Au Luxembourg » (1906) de Markous
« Au Luxembourg » est un dessin de Markous paru dans le journal Le Rire, le samedi 17 février 1906.

« Les nouveaux appareils… » de Vald’Es : corps de femme et rires d’hommes
« Les nouveaux appareils… » est un dessin humoristique de Vald’Es – l’un des nombreux pseudonymes utilisés par les deux peintres et illustrateurs Louis Denis-Valvérane et Georges d’Espagnat – publié dans l’hebdomadaire Le Sourire en 1932.


La serveuse : entre travail et souci de l’autre
The Waitress’ est une photographie en noir et blanc, détenue par la banque d’images Mirrorpix. L’artiste est inconnu.e, mais nous savons que la photo a été prise en décembre 1979 à Londres, devant Bumburs, un restaurant-boîte de nuit situé sur Coventry Street.

FAKE, 𝑆𝑢𝑝𝑒𝑟 𝑁𝑢𝑟𝑠𝑒, 2020
Cet hommage aux « professionnels de la santé du monde entier » a été peint par le graffiteur FAKE en mars de l’an dernier, quelques semaines après le début, en Occident, de la pandémie de la Covid-19. FAKE a expliqué qu’il avait réalisé le croquis de l’infirmière hâtivement, « le soir de l’annonce par le gouvernement des Pays-Bas d’une première phase de confinement de trois semaines ».

« Pour le baptême du “Filleul” »
« Pour le baptême du “Filleul” », réalisé par l’illustrateur français Georges Léonnec, paraît en 1916 dans l’hebdomadaire La Vie parisienne, un magazine culturel et humoristique. Durant la Première Guerre mondiale, il sera l’hebdomadaire le plus lu sur le front français où il est particulièrement apprécié pour ses publications d’illustrations frivoles et légères permettant aux soldats de « cultiver une certaine grivoiserie ».